Quatre enfants cachés témoignent

Seconde Guerre Mondiale
Avec Jacques et Renée lors de la cérémonie de remise de la médaille des Justes à leurs bienfaiteurs dans la Nièvre en avril 2013

Six millions de juifs ont perdu la vie pendant la Seconde Guerre mondiale. En France, ils sont 76 000 à avoir été assassinés, dont 11000 enfants. Dans l’hexagone toutefois, les trois quarts d’entre eux, ont pu trouver un bienfaiteur sur lequel compter jusqu’à la fin de la guerre, une proportion exceptionnelle en Occident. Les enfants cachés en sont l’illustration.
Alors que les déportations des Juifs vont croissantes, de nombreux individus et institutions ont œuvré pour cacher et sauver des enfants.
Bien des années plus tard, certains seront reconnus comme Justes, la plus grande distinction civile accordée par l’État d’Israël. D’autres resteront dans l’anonymat, indifférents aux décorations, estimant pour la plupart n’avoir fait que leur devoir.
Et pourtant, sans ces personnes qui ont tendu la main, le nombre d’enfants juifs victimes d’Hitler, aurait été bien plus important. Entre 60 et 70 000 petits Français ont été soustraits au plan nazi de déportation et d’extermination, soit environ 75 % des enfants juifs de France. Nous en connaissons tous autour de nous, célèbres ou non. Boris Cyrulnik, Serge Klarsfeld ou encore André Glucksmann sont des enfants cachés. Chaque parcours est unique et est rempli en anecdotes. Tous prouvent l’incroyable résilience que possède l’être humain.
Voici quatre témoignages d’enfants cachés dans la Nièvre, l’Essonne et l’Indre.

Je les remercie chaleureusement de m’avoir accordé leur confiance.